Philo-Thé

Angélo Maolet, Yann Chauvière et Dorian Chandelier, trois anciens étudiants de philosophie passionnés de culture ludique, animeront ce qui se veut être un espace d'échange et de discussion autour de la rencontre entre différents mouvements de pensées… accompagné d'un bon thé. Riches de vos expériences et de vos lectures, ou simple curieux, vous êtes le bienvenu pour venir contribuer à l’échange.

Première infusion, nous vous proposons de débuter ce voyage philosophique par le commencement. De Thalès à Confucius en passant par Bouddha, malgré de grandes distances géographiques et des contextes socio-historiques tout aussi éloignés, ces différentes pensées sont toutes apparues il y a environ 2500 ans. A-t-on alors assisté à la naissance de la philosophie ?

> samedi15 décembre 2018, 18h-20h, Institut Confucius de Bretagne (entrée libre)

 

 

Dorian CHANDELIER, historien de la philosophie de formation, auteur indépendant spécialisé dans le jeu-vidéo (3615 Usul, Merci Dorian, Bits), animateur d'ateliers éducatifs autour des jeux à destination des adultes et des enfants.


Yann CHAUVIERE, philosophe de formation, programmateur des conférences du Stunfest (festival des cultures ludiques), Membre fondateur de NESblog (communauté fondé autour du divertissement, des pratiques alternatives et de la critique du jeu vidéo), producteur/ réalisateur / contributeur de contenus audiovisuels diffusés sur internet, animateur d'une communauté de sport électronique et d'ateliers éducatifs autour des jeux à destination des adultes et des enfants,


Angélo MAOLET, philosophe de formation, président fondateur de l'association Breizh MahJong, vice- président de la Fédération Francaise de Mah-Jong, organisateur et animateur d'évènements socio-culturels.

Rencontres archives

Rencontre avec deux poétesses chinoises

Nouvelle collaboration avec la Maison de la poésie de Rennes à l'occasion du 20e printemps de la poésie, pour le festival Polyphonies organisé à Rennes, avec l'accueil de deux poétesses chinoises et de la traductrice Chantal Chen-Andro.

Lecture bilingue et rencontre

samedi 17 mars, 15h, Péniche Spectacle (1 quai Saint-Cyr)

entrée libre, réservation conseillée au 02 99 51 33 32

 

Xiao Xiao 潇潇

Xiao Xiao, poétesse et peintre, est née dans la province du Sichuan dans les années 1960. Ses premiers poèmes sont publiés en 1983. Elle édite en 1993 la série d’ouvrages Chroniques de la poésie moderne chinoise. Parmi ses principaux ouvrages, on peut mentionner le long poème « Elégie pour un autre monde », considéré comme une œuvre emblématique de la poésie féminine chinoise des années 1990.
Elle a obtenu de nombreux prix, dont récemment le prix Wen Yiduo, le prix « Jeunesse Moderne », etc.
Ses écrits sont traduits dans de nombreuses langues, dont le français. Elle vit aujourd’hui à Pékin.

Zheng  Xiaoqiong 郑小琼

Zheng Xiaoqiong, poétesse-ouvrière, est née dans la campagne du Sichuan en 1980, et a quitté sa province pour trouver un emploi dans les usines de Dongguan en 2001. Elle a commencé à écrire de la poésie durant les six années où elle a travaillé dans une usine de pièces informatiques.
A la surprise générale, elle a décroché en 2007 le prix littéraire décerné par Littérature du peuple.
Elle se distingue par son « esthétique du fer », une métaphore qui renvoie à la dureté d’une vie froide et sans merci.

 

Extraits

Traduction : Chantal Chen-Andro – tous droits réservés

Xiao Xiao

Vivre jusqu’à ce jour

à la mémoire des âmes  des martyrs d’Auschwitz
à la mémoire  des âmes de tous  ceux morts sous la violence


vivre jusqu’à ce jour, une vie absente
la pierre a aspiré sa part d’eau
le criminel toujours en un sens se lève et se couche avec le soleil
l’air déploie ses grosses lèvres assoiffées
retient toute chose vivante
dans sa bouche, les ingurgite jusqu’à leur extinction

dans l’ivresse, s’abandonner est le meilleur remède
l’illusion du passé est venue de loin
un monde poreux s’ouvre
isolé, archipel du Goulag coupé du monde
telle en mars la floraison, révélant
les visages transfigurés par la mort

quand la cheminée, cette narine barbare
aspire à fond fumées et poussières des corps incinérés
la vérité sous le rocher, les dents de la mer usées par les intempéries
jour après jour s’effritent
des vies innocentes subissent l’avortement

énorme piège______ la vie
je suis allée au bout de la souffrance, me suis cramponnée à la vie
mais eux sont morts, morts
et sur les morceaux de pierre tendre
un plus grand  éléphant est tapi
les rêves en plein jour bougent mais sans pouvoir faire de bruit
de la tête aux pieds, le regard insomniaque
comme le fantôme de l’amour
est blessé aux mains et aux pieds par des chaînes de fer
que l’on ne peut plus ouvrir

ces jours fallacieux
sont plus  incertains que la danse de la nuit, plus douloureux
ils appellent, appellent ! Même si l’errance
est un état plus pauvre que celui de mendiant,
ne pouvant même prévoir une vie misérable,
ma gorge étroite peut, comme les langues frénétiques des flammes
lancer des appels

1991

Coucou

—— à ma chère petite sœur

le moment le plus douloureux
imaginer un coucou volant vers les lointains
âme qui doucement se pose en haut d’une falaise
les ailes déployées
sont pourvues de lèvres sensibles, dangereuses
la chaleur brûlante tire la langue
Notre respiration se fait plus difficile au fil des saisons
mais les cendres du cœur finissent par  tomber dans la poussière
pour y  passer la fin de la vie

au loin, le coucou se déplace vers le vent
la robe accrochée à l’arbre flotte vide
un espace entr’ouvert
la tendance d’une feuille est poignante
quand la gueule du fusil en attente soudain se dérobe
le cœur d’une subtilité exquise, les ongles, ces masques vitaux
se séparent du corps
qui frappe à la porte
cette maison subissant une attaque surprise

Au lieu profond où s’ouvre la fleur de grenade

cet après-midi, un instant imaginé
les grenades sont mûres, partout sur les branches
nous chuchotons, gardant une distance réelle
le lac du Tonnerre s’échappe du champ de vision
le dessein du Ciel sera révélé par les vies antérieures
la pluie d’orage soudain s ‘abat
perdure tout au long de l’après-midi
comme si elle perçait à jour toute chose
sur nos visages sereins
le danger partout se terre
et ce cœur que touche une sourde douleur
au lieu profond où s’ouvre la fleur de grenade, sans bruit se brise

1990

Zheng Xiaoqiong

La machine

Cette machine affamée qui chaque jour avale fer, plans
astres, rosée, sueur salée, se lave les dents à répétition
recrachant profits, billets, bars… elle voit le doigt sectionné
les salaires dus, les maladies professionnelles de l’ombre, la mémoire si amère
la nuit si vaste, tant de gens vivant sur la ferraille
couverts de pauvres dettes, debout sur ce fer humide et froid
marchant dans la douleur, quel amour pourrait contrebalancer tout ce fer
le cœur de ce bas monde est aussi dur que fer, vie de travail  faite de froideur et d’amertume
elle ne sait quand la clarté des étoiles, les ténèbres et ces choses pourvues d’ombre
vont se dépouiller enfin, dévoiler le cœur sensible et faible
l’énorme machine dans son dos, ses grondements tristes et secrets
font penser à l’amour, à la haine, à la douleur, au clair de lune secret  dans le fer
développant les fils conducteurs de la vie, elle est prise d’enrouement, se fait vieille
ses artères usées baignent dans la rouille du temps
le destin est comme deux petites mains douces      sur la machine rigide
la vie tranquille      ses flammes bleues éclairent ton visage las

Europe n° 1003-1004, nov-dec 2012, p.293-294
Nouvelle poésie chinoise : une poésie en quête du réel.

Outils en fer

Gris
un énorme lingot d’acier passe sur son rêve vert
en un fracas tonitruant agite
les tôles incurvées, les lueurs du couchant sur les machines
ses omoplates haussent un après-midi désert
ce rêve vert de grossesse qui fut le sien
filtre de la ferraille grise fumante
de ces pièces de fer innombrables pliées sous le lingot
elle se voit, bloc de fer parmi les autres, extrudée,
infléchie, formée au gré de la machine qui la travaille
dans le mouvement circulaire des écrous
dans les entrelacs du bruit et de la lumière
par la vie sans cesse tournée, abrasée, écartelée, fraisée
elle ne peut  repousser cette immense force extérieure qui la chauffe, la forge
enfin, elle se voit estampillée par le disque en acier brûlant :
« conforme » !

Europe n° 1003-1004, nov-dec 2012, p.293-294
Nouvelle poésie chinoise : une poésie en quête du réel.

Eux

Je me souviens de ces fers, rouillés par le temps
rouge léger ou marron foncé, larmes dans le feu
je me souviens à coté des machines des regards vagues et las
des prunelles insignifiantes, minuscules, comme le feu qui va mourant
de leur mélancolie, de leur affliction, avec encore un peu, un si petit peu d’espoir
avivé par les lueurs du feu, se déployant sur la blancheur du papier à dessins
ou entre les  traits rouges du crayon à marquer, proche du maigre salaire mensuel
et d’un cœur un peu plus épuisé chaque jour…

Je me souviens de leurs visages,  leurs regards troubles, de leurs infimes tremblements
De leurs doigts calleux, de leur vie simple et fruste
Je dis tout bas : ils sont moi, je suis eux
Notre tristesse, nos souffrances, nos espoirs sont silencieux, contenus
nos épanchements, notre être intime,  nos amours tous versent des larmes
ont le mutisme et la solitude du fer, ou sa douleur

je le dis, au sein de cette grande foule, nous sommes identiques
ayant amours, haines, respirations, ayant un cœur noble
ayant solitude et compassion d’acier

(inédit)

La "voie des saveurs" - itinéraire d'un gastronome chinois

jeudi 30/11 - 19h

Institut Confucius

Conférence suivie d'une dégustation

« À plus de 70 ans, mon père partait, de bonne heure, canne en main, d’un pas décidé, prendre le train pour aller savourer, à soixante kilomètres de Shanghai, son petit déjeuner préféré, un bol de nouilles aozao… » se souvient Zheng Lunian, amateur de bonne chère "美食家", comme son père, véritable gourmet.

Connaissons-nous vraiment les fondamentaux de la cuisine chinoise, quintessence d’une civilisation et d’un art de vivre multimillénaires, qui n’a malheureusement rien à voir avec les restaurants qu'on trouve au coin de nos rues de France ? Les Français mis à part, existe-t-il un autre peuple aussi entiché du fait de manger et qui lui voue un culte quasi-aveugle, multipliant repas, banquets et autres « petites collations » ? Une passion dévorante issue d’une histoire difficile, au cours de laquelle manger a longtemps représenté le « Ciel du peuple ». Avec le fulgurant développement économique du pays du Milieu, les restaurants prolifèrent comme le goût pour les cuisines et recettes d’hier et aujourd’hui, en Chine… et dans le monde entier !

Zheng Lunian a savouré dans son enfance les derniers feux de la haute gastronomie de Shanghai, l’un des sommets de la cuisine chinoise. Le bonheur de la bouche nous fait vivre et comprendre de l’intérieur la cuisine faite « avec le cœur », de l’art de trancher et cuire aux miracles du tofu et autres merveilles culinaires et diététiques. Promenade gourmande, tour de Chine inspiré des écoles culinaires régionales, Le bonheur de la bouche propose aussi une série de recettes « comme à la maison » et des idées de mariage de plats chinois et de vins français…

Né à Shanghai en 1946, Zheng Lunian, vit entre la Chine et la France et a écrit Le bonheur de la bouche (2017). Essayiste, consultant, conférencier, et fou amoureux de la culture française, il a déjà publié une autobiographie Le Petit Miroir. De Shanghai à Paris : un destin chinois (2009) et Chine-Occident : le grand malentendu du XXIe siècle (avec D. Haber, 2012).

 

 

 

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Rencontres avec trois poètes chinois

Festival Polyphonies

Printemps des poètes 诗人之春

Pour la troisième année consécutive, le partenariat avec la Maison de la poésie de Rennes se poursuit, à la découverte de la poésie chinoise. Grâce à l'Institut Confucius de Paris 7, nous avons la chance d'accueillir trois poètes chinois cette année, pour une soirée de lecture bilingue à la Péniche Spectacle, le jeudi 9 mars 2017 à 19h (entrée libre).

Trois poètes donc : Yu Xiang, Shu Cai, Li Li.

Yu Xiang宇向 Yu Xiang est née en 1970. Elle vit à Jinan, dans la province du Shandong. Après s’être intéressée à la musique non officielle, à la peinture contemporaine, elle se consacre depuis 2000 à l’écriture.
Sa poésie est marquée par un rythme syncopé, souvent répétitif. Yu Xiang s’exprime de façon directe, avec des mots de tous les jours. Toutes ces caractéristiques donnent, à la lecture de ses textes, une impression de force. Elle a reçu de nombreux prix dont, en 2004, le prix  de poésie « Rou Gang ». Fondé en 1992, il s’agit du premier grand prix poétique à valeur nationale attribué en Chine par un particulier depuis la fondation de la République.
Les autres choses, traduit par Chantal Chen-Andro, bilingue, éditions Caractères, 2016, est le premier recueil de poèmes de Yu Xiang traduits en français.

 

 

Shu Cai树才 Shu Cai, de son vrai nom Chen Shucai, poète et traducteur né en 1965 dans la province du Zhejiang, est avant tout diplômé de langue et littérature françaises. Il a été diplomate de 1990 à 1994 à l’Ambassade de Chine au Sénégal. Chercheur en poésie française à l’Institut des Littératures étrangères de l’Académie des Sciences Sociales de Chine, il vit et travaille actuellement à Beijing. Traducteur de Pierre Reverdy, René Char, Saint-John Perse et Yves Bonnefoy, Shu Cai est l’un des fondateurs de l’école de la poésie « la Troisième Voie » et s’investit particulièrement dans l’étude des littératures et cultures étrangères. Il est l’un des fondateurs de la revue trimestrielle 《读诗》(Lire la poésie) et de la revue annuelle 《译诗》(Traduire la poésie), créées en 2011. Ses poèmes ont été traduits en français et en anglais. Il a reçu la Médaille du Chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques en 2008.
Il est résidence à la Maison des écrivains et traducteurs étrangers de Saint-Nazaire (MEET) en février/mars.

 

Li LI李笠 Li Li, né en 1961 à Shanghai, est poète, traducteur mais aussi photographe.
En 1979 il intègre le département de suédois de l'Institut des langues étrangères de Beijing. Il s'installe en Suède en 1988, et se spécialise dans la littérature suédoise à l'Université de Stockholm. Un recueil de poèmes en suédois est publié en 1989, « Le regard dans l'eau », puis c'est « Sauter » (1994), « L'habitat c'est toi » (1999), « Origine » (2007)..., autant de recueils publiés en suédois qui lui valent en 2008 le Prix littéraire de la presse de Suède, d'être nommé par le poète suédois et lauréat du Prix Nobel de littérature Harry Martinson le premier lauréat du « Prix de l'heure royale », etc. Il a traduit beaucoup de poètes d'Europe du nord, dont un recueil d'Edith Södergran « La rose et l'ombre », une anthologie de poètes contemporains suédois « Le son de la neige glacée » et en 2011 l'intégrale des poèmes du prix Nobel de littérature Tomas Tranströmer.
Il a également, outre ses traductions des poètes nordiques, traduit plusieurs poètes chinois contemporains comme Xi Chuan ou Mai Cheng, édité deux recueils de photographies (« Ximeng et Weila », « Poèmes cinéma »), et cinq poèmes cinématographiques (dont « La ville blanche », « Deux villes d'eau »...) ont été projetés à la télévision suédoise durant le festival culturel « Nike ».

La connaissance de la poésie chinoise ne pourrait se faire sans le truchement des traducteurs, et nous aurons la chance d'accueillir pour cette soirée Chantal Chen-Andro, traductrice et spécialiste de la poésie contemporaine chinoise, mais aussi de Mo Yan (entre autres !).

Quand : jeudi 9 mars, 19h

Où : Péniche Spectacle, 1 quai Saint-Cyr

entrée libre - la lecture sera suivie d'un échange avec le public et d'une signature pour ceux qui le souhaitent.

 

La poésie chinoise au Printemps des poètes 2016

Rencontre autour de la poésie chinoise avec Bai Hua 柏桦 et Xi Chuan 西川

Le jeudi 17 mars à 19h à la Maison des Associations de Rennes (6 cours des Alliés)

 

La grande manifestation nationale du Printemps des poètes s'invite une nouvelle fois sur les bords de la Vilaine, à Rennes, labellisée ville en poésie. A cette occasion, de nombreux événements gratuits autour de la poésie comptemporaine auront lieux dans le pays rennais. Comme lors des éditions précédentes, la programmation sera aussi axée sur la poésie étrangère. Avec cette année la présence de la Chine.

A l'occasion du festival Déklamons (Printemps des poètes de Rennes 2), l'ICB vous propose le 17 mars prochain à la maison des Associations de Rennes un échange autour de la poésie chinoise. Deux grands poètes chinois, Bai Hua et Xi Chuan, viendront à la rencontre du public. A cette occasion, ils vous feront partager leur passion pour la poésie chinoise, notamment en vous contant certaines de leurs oeuvres. Chantal Chen-Andro assurera la traduction

Dans la continuité des cycles de traduction menée en partenariat avec l'Université Rennes 2, des étudiants mettront également en pratique leur apprentissage de la langue en réalisant un travail de traduction autour des poèmes des 2 auteurs.

Conférence en partenariat avec l'Université Rennes 2 et la Maison de la Poésie


Bai Hua est né en 1956 à Chongqing. Après avoir été diplômé en 1982 du département d’anglais de l’Institut des Langues de Canton, il entre en 1986 en classe de doctorants à l’université du Sichuan pour y faire des recherches sur les grands courants de pensée dans les littératures occidentales des 19 et 20 suivante et enseigne l’anglais à Nankin. En 1992, il démissionne de son poste et s’installe à Chengdu pour se consacrer à l’écriture. A partir de 2004, il reprend du service dans des universités de Chengdu. Il s’est mis à écrire de la poésie en 1978, après une lecture de Baudelaire (« Le balcon »). Il a été très influencé par Liang Zongdai . Il est venu en France en 1997 dans le cadre de la « Biennale internationale des Poètes en Val­de-Marne ».

Il fait partie de ceux que la critique chinoise appelle « Poètes de la troisième génération ». Selon lui, « un bon poème doit pour un tiers faire preuve de créativité et pour le reste s’appuyer sur la tradition ».


Xi Chuan, de son vrai nom Liu Jun, est né en 1963 à Xuzhou, une ville du sud de la Chine. En 1985, il est diplômé d’anglais de l’université de Pékin. Il a travaillé à la section internationale de l’agence Chine nouvelle. En 2002, il est chercheur invité à l’université de Harvard. Il enseigne à l’Institut central des Beaux­arts de Pékin. Il a commencé à écrire au début des années 80. Il a traduit Pound, Borges ainsi qu’une Anthologie de la poésie contemporaine de l’Afrique noire et une Anthologie de la poésie anglaise au XXe siècle. Il est également critique de poésie En 1988, avec d’autres poètes, il édite la revue Tendances(Qingxiqng).. En 1991, il participe au travail éditorial de la revue non officielle Poésie moderne en langue chinoise (Xiandai hanshi). En 1995, il participe au Festival
international de poésie de Rotterdam En 1997, il se rend en France invité dans le cadre de la « Biennale internationale des poètes en Val­-de-­Marne ».

En 2004, il est au Festival international de littérature de Berlin. Il a reçu de nombreux prix et distinctions : le prix Lu Xun en 1999, de nombreux prix attribuées par des revues littéraires chinoises ; en 1999 il est classé parmi les dix premiers auteurs dans le carrousel mondial de Weimar des meilleures thèses, il est également dans la liste des hommes illustres de Cambridge. Ses poèmes sont traduits dans de nombreuses langues.

 

Rencontre avec Jean-Louis Coatrieux

JL Coatrieux> Vendredi 5 février à 18h à l'Espace Ouest France

 

« Que nous le voulions ou non, nous sommes une seule et même humanité. Silencieuse, bruyante ou révoltée, sa diversité ne peut pas, ne doit pas s'effacer. »

- Jean-Louis Coatrieux, Xiaoling Nouvelles de Chine

 

Dans le cadre de la Semaine Chinoise, l'Institut Confucius de Bretagne vous propose de rencontrer Jean-Louis Coatrieux

 

Affiche rencontreReconnu pour sa prestigieuse carrière dans l'imagerie médicale, Jean-Louis Coatrieux excelle également de sa plume. Il est l'auteur de nombreux poèmes, récits ou essais, publiés dans de nombreuses parutions.

Ayant découvert la Chine pour raisons professionnelles il y a 25 ans, il ne cesse depuis de s'y intéresser. C'est tout naturellement qu'il y consacre son dernier ouvrage (ci-contre) Xiao Ling, Nouvelles de Chine : quatre nouvelles, quatre rencontres poignantes, différents lieux, différentes époques, mais toujours ce même regard à la fois poétique et juste, celui du témoin avisé, du voyageur impliqué.

 

Rencontre avec l'auteur en partenariat avec la librairie Le Failler, avec la participation d'Isabelle Pillet et Cédric Quennesson. Elle sera prétexte à une discussion sur la Chine, sa langue et sa culture.

 

 

 

 

Fête Xiao Nian

Affiche Xiao Nian

L'institut Confucius de Bretagne organise le vendredi13 février à 18h, un atelier culinaire pour la fête de Xiao Nian.Vous pourrez découvrir le Nouvel An Chinois , et ces tradition.Ainsi que déguster et cuisiner des raviolis chinois.

 L'inscription est obligatoire :

zhanyu0613@gmail.com

02 99 87 08 85

Xiao Nian : petit nouvel an chinois et début des préparations.